Un soir de réveillon.
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En cette nuit de fête, un soir de réveillon,
Je ne voyais que Toi, parée de cotillons.
Danseuse épanouie, au sourire frivole,
Tu balances ton corps; démone, je m'envole.
Le désir monte en moi. Tu te veux enjôleuse.
Vers d'autres cieux lointains, tu t'envoles radieuse.
Aux rythmes des salsas, je te sens langoureuse.
Révant à l'impossible, je te crois amoureuse.
Ce matin, tout est gris. Le temps s'en est allé.
Seul mon désir de Toi, ne peu s'évaporer.
Ton image est gravée en ma mémoire folle.
Laisse-moi espérer, car mon âme s'étiole.
Caresser de ma joue tes doux cheveux blonds
Respirer ton parfum: Devenir vagabond.
Effleurer le nectar de tes lèvres de pourpre
Me gorger de ta peau comme on boit à la coupe.
Je ne suis que caresses. Ma main s'égare en vain,
osant aller plus loin que le creux de tes reins.
M'enivrer de promesses en contemplant ton corps
Te prendre à la folie. T'aimer jusqu'à la mort.
Devant tant de beauté, je suis ange ou démon
Puis je tombe à genou, te demandant pardon.
Je revois tes épaules et ton cou dénudé,
Souvenirs éphémères, désir et volupté.
Mais ma raison vacille, je voudrais être aimé
M'assouvir de ton être afin de me sauver
Te dire des mots doux, jamais encore dits.
Inventer des nouveaux, parler du paradis.
Respirer ton odeur, m'abreuver à ta source,
resentir sous mes doigts le grain de ta peau douce.
Hélas tu glisses de mon rêve, comment te retenir?
Occultant mes espoirs, ma foi en l'avenir.
Torrent sauvage, rivière à l'eau fraîche et limpide
Désir troublant, profond jardin des Hespérides.
Je ne puis te saisir, tourbillon indompté,
pomme d'or à jamais par mon coeur convoitée.
Je pense encore à Toi, sans jamais me lasser
Tu souris à mes mots mais ne fais que danser.
Je tends vers Toi les bras, fugace image du bonheur
Sauras-tu un beau jour m'aimer avec ton coeur.
Christian Allier.
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